Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Les Butineurs du Val de Bièvre
Articles récents

Abeilles sentinelles et indicateur de biodiversité ?

16 Décembre 2013 , Rédigé par Dan

Abeilles sentinelles et indicateur de biodiversité ?

Les abeilles domestiques sont devenues le symbole d'un désir de protéger la nature, de restaurer la biodiversité. Les milieux urbains se transforment en zone refuge pour les apoïdes (abeilles) car ce sont les insectes qui s'y adaptent le mieux. Leur bonne santé dans nos ruchers le prouvent.

Mais si nous avons réussi à adopter les Apis mellifera en ville, qu'en est-il des autres espèces, des autres insectes ou encore de la faune et la flore qui souffrent aussi d'une lente régression due à la fracturation des espaces naturels, du moins de ce qu'il en reste.

Les écosystèmes sont fortement dégradés et la biodiversité peine à trouver sa place sur le territoire du Val de Bièvre. Il subsiste ça et là quelques îlots de maintien des taxons ordinaires mais l'ensemble du territoire est agressif pour la faune et la flore naturelle.

La question qui se pose aujourd'hui est de trouver comment faire pour donner envie aux décideurs, élus et publics, avec un schéma de cohérence de ne plus grignoter les espaces verts, d'appliquer la gestion différenciée systématiquement dans le domaine public et privé et d'offrir des habitats-refuges à nos indicateurs de biodiversité.

Abeilles sentinelles et indicateur de biodiversité ?

Il est aussi urgent de laisser une place au retour de l'eau. La réouverture de la Bièvre est à ce niveau un enjeu de premier plan qu'il ne faut pas rater. Peut-être même le point de départ d'un retour réfléchi de la nature en ville.Une vraie prise de conscience des choix à faire en cohérence encore une fois.

Mais ce n'est pas suffisant, nous manquons de mares, de plans d'eau qui ont des fonctions autres que celles d'une rivière.Ces écosystèmes à part entière ont des fonctions pédagogiques et leur absence prive nos enfants de la proximité d'une vie sauvage facile à observer.La connaissance d'une mare et du cortège de ses habitants est le meilleur outil pour ressentir la poésie du monde.

Notre milieu de vie se dégrade, la pression anthropique est très élevée. Et si rien n'est fait ou mal fait, nous allons nous appauvrir encore et continuer à perdre des espèces de la faune et de la flore aujourd'hui ordinaire et demain patrimoniale parce que devenue rare, pour ensuite devenir en danger d'extinction, inscrit sur les listes rouges.C'est déjà le cas pour des oiseaux comme le râle d'eau ou le blongios nain, mais aussi pour des papillons comme l'agreste ou encore le mélitée orangé, disparus d'Ile-de-France.

Nos espèces les plus spécialisées exigeantes en qualité du sol, de l'air, de l'eau, d'espaces, d'habitats sont partis ou tout simplement ne se reproduisent plus. Le grillon champêtre est emblématique de ces disparitions en petite couronne.

Le retour de la Bièvre, avec des berges naturalisées et écosystémiques et surtout avec une eau dépolluée, est l'un des moyens de nous ramener de la vie, de la biocénose.

La restauration des bandes arborées, la mise en place de bandes herborées, l'abandon « réel » des pesticides, sont des premières étapes.

Une trame verte, sans exotisme ni plantes hybrides stériles, sans rupture le long du tracé de la rivière, qui relierait le parc des Prés au parc Kellerman est une nécessité pour réamorcer le retour de la biodiversité dans cette vallée.

Les trames vertes qui relieront le parc départemental des Hautes Bruyères au parc départemental du Coteau ou encore le parc départemental de l'Haÿ-les-Roses et le parc Picasso de Gentilly doivent bénéficier des mêmes aménagements pour être fonctionnelles.

Abeilles sentinelles et indicateur de biodiversité ?

Cet écureuil écrasé dans une rue d'Arcueil entre deux parcs est une image qu'on ne devrait plus voir. Non pas par sensiblerie mais parce que c'est la démonstration du manque de passage entre les parcs. Il venait sans doute de la Roseraie en passant par le boulevard de la Vanne. Et puis l'impasse... le boulevard ne débouche sur rien ou alors sur la mort.

Faux espoir pour ce migrant naturel qui suivait ses instincts de colonisation pour perpétuer l'espèce. Conquérir de l'espace sur le territoire. Tout cela se passe sous nos yeux... qui ne savent pas voir ?

Il y a urgence à restaurer les écosystèmes car nous contribuons par leur dégradation à perdre des papillons, des batraciens, des coléoptères et des oiseaux et ce sont les plus emblématiques.

Qui se souvient encore des hirondelles de cheminée à Gentilly ? Un nid sous une toiture de la rue Lefevre n'a pas eu d'occupants depuis vingt ans.

Il y a urgence à devenir cohérents et solidaires dans l'aménagement de l'environnement entre les villes où nous vivons.

Les Butineurs du Val de Bièvre sont en mouvement ! Rejoingnez-nous !

Lire la suite

Une mare, source de biodiversité

3 Décembre 2013 , Rédigé par Dan

Les petits plans d’eau comme les mares hébergent une grande diversité de plantes et de faune souvent plus importante que celle des autres milieux aquatiques (rivières, fleuves, canaux, lacs), ils contribuent significativement à la conservation de la diversité biologique régionale et nationale.

Il existe une mare au Parc des Hautes Bruyères qui devient l'objet de toutes les attentions de la part de notre association. Et toujours dans le souci d'apporter davantage de biodiversité dans le parc (un objectif exprimé du Conseil Général) les Butineurs du Val de Bièvre rappelle ici l'importance d'un tel écosystème.

Il existe une mare au Parc des Hautes Bruyères qui devient l'objet de toutes les attentions de la part de notre association. Et toujours dans le souci d'apporter davantage de biodiversité dans le parc (un objectif exprimé du Conseil Général) les Butineurs du Val de Bièvre rappelle ici l'importance d'un tel écosystème.

Dans le souci d'améliorer la biocénose d'une mare c'est à dire l'ensemble des êtres vivants tel que la phytocénose (les plantes) ou encore la zoocénose (les espèces animales) certaines actions sont indispensables.

Les gestionnaires et les jardiniers du parc sensibilisés à cette richesse environnementale ont installé une clôture qui dissuade le public d'approcher les berges physiquement. La visualisation de la mare par le public restant tout à fait possible du haut des sentiers de promenade. Le piétinement des berges est ainsi évité.

Un espace protégé des promeneurs entourant la mare est essentiel pour les espèces qui se déplacent dans le paysage (amphibien, libellule, oiseaux,araignées).La mare est un endroit refuge. Le dérangement par les chiens ou le public fait fuir les habitants.Un espace protégé des promeneurs entourant la mare est essentiel pour les espèces qui se déplacent dans le paysage (amphibien, libellule, oiseaux,araignées).La mare est un endroit refuge. Le dérangement par les chiens ou le public fait fuir les habitants.

Un espace protégé des promeneurs entourant la mare est essentiel pour les espèces qui se déplacent dans le paysage (amphibien, libellule, oiseaux,araignées).La mare est un endroit refuge. Le dérangement par les chiens ou le public fait fuir les habitants.

L'environnement proche d'une mare influence fortement la qualité de sa biocénose (milieu vivant). Le bassin versant et les parcelles proches rapportent le ruissellement qui modifie la chimie de l'eau.

Il est donc important de ne pas apporter sur ce bassin des produits chimiques ou amendements.

L'objectif est aussi de créer une multitude d'habitats favorables à la faune aquatique et terrestre.

Cette clôture permet de protéger du piétinement les plantes hélophytes (plante des bordures de la mare) et de diminuer le dérangement des espèces aquatiques qui sortent de l'eau comme les batraciens ou les odonates mais aussi le monde des terrestres, les oiseaux (bergeronnettes, pouillots, fauvettes) qui se nourrissent des moustiques et autres nématocères (insectes volants). Le phytoplancton est apprécié des anatidés, comme le canard col vert.

D'autres espèces viennent boire, se toiletter, pour cela la tranquillité des lieux est indispensable.Ici des abeilles domestiques.

D'autres espèces viennent boire, se toiletter, pour cela la tranquillité des lieux est indispensable.Ici des abeilles domestiques.

Une zone tampon étant ainsi créée, la seconde étape serait de laisser la végétation liée à ce biotope s'exprimer voire même faciliter l'aménagement en créant une roselière par exemple qui reste un habitat de première importance pour un grand nombre d'espèces ubiquistes ou spécialisées, les hélophytes tels que les phragmites, les carex ou les massettes (la végétation des berges) sont idéales.

Une petite roselière d'une dizaine de mètres carré deviendrait rapidement un habitat pour les fauvettes aquatiques telle que la rousserolle effarvatte ou même un dortoir pour les bergeronnettes des ruisseaux ou grises déjà aperçues dans le parc.

On peut aussi imaginer un reposoir ou un promontoire au centre ou sur une berge. Certaines espèces aiment se percher pour se rassurer mais aussi pour se mettre à l'affut. D’autres ne se montrent jamais et restent cachées dans les roselières au mieux se montrent en bordure (bécasses, râles...)

Le dessin et la forme des berges est aussi déterminant pour l'accueil de la faune/flore. Ici il faut chercher la complexité. Un découpage sinueux permet l'expression d'une grande diversité d'habitats.

(presqu'île ou avancé, ilot, queue d'étang, zone plus profonde, portion falaise, plage) et un apport de micro structures : troncs ou arbres morts, pierres, blocs émergeants, saules têtards, etc…

Les berges en pente douces sont favorables à la conservation des espèces (association végétale, zone refuge, faible profondeur = eau plus chaude, alimentation de l’avifaune, limicole.)

Les anoures occupent les lieux. Ici la grenouille verte (famille des ranidae, Rana esculenta)

Les anoures occupent les lieux. Ici la grenouille verte (famille des ranidae, Rana esculenta)

Les plantes hydrophiles qui vivent dans l'eau ne doivent pas être négligées car elles sont aussi des habitats en puissance et jouent un rôle essentiel dans l'oxygénation et la valeur du PH.

Elles contribuent à générer des niches écologiques qui offrent le gîte et le couvert à différents cortèges d'insectes, les coléoptères aquatiques (les dytiques ...) ou encore, les odonates (libellules), les punaises (gerris) mais aussi les trichoptères, les éphémères.

Les plantes permettent la dépose des œufs et ensuite les larves s’installent, deviennent prédateurs ou nourritures selon elles évoluent dans ces niches écologiques.

Longtemps les berges entretenues en gazon et le retrait systématique des hydrophytes ont bloqué les processus d'installation du biotope…

Une mare c'est fragile et mérite qu'on s'y attarde un peu. D'autres questions sur la nature des sédiments : la profondeur de la mare, la température, les nutriments, la conductivité, les polluants, l'ombrage, etc joue également un rôle sur la richesse et l'abondance de la biodiversité. Nous souhaitons avec impatience un plan de gestion pour ce petit trésor du parc des hautes Bruyères.

Sur le site "Si les mares m'étaient comptées" http://www.snpn.mares-idf.fr/ Cette mare est inventoriée avec quelques détails intéressants.

Lire la suite

Gestion différenciée

22 Octobre 2013 , Rédigé par Dan

L’abdomen roux du Bourdon des pierres sur du sainfoin.

L’abdomen roux du Bourdon des pierres sur du sainfoin.

L'idée du jardin entomologique est de réunir dans un espace d'observation une diversité d' habitats pour faire de la pédagogie et de l’observation accessible aux groupes, pas pour loger tous les bourdons du parc, bien sûr. Mais s’en inspirer pour reproduire ceux qui fonctionne dans le parc. Evidemment les gestionnaires et les jardiniers doivent être les premiers à participer au développement du projet en intégrant les contraintes administratives et financières.

Cet été j'ai déménagé un essaim de bourdon des champs, avant de le déposer dans un autre lieu, je l’ai exposé dans un boîte vitrée sur plusieurs manifestations. Cela a provoqué de nombreuses questions de la part du public au sujet de leurs mœurs et de la gestion différenciée qui permet leur évolution. Ils nichent dans les herbes moyennes et hautes et construisent des boules de mousse, ils ne sont pas agressifs du tout.

Gestion différenciée

Toutes les fleurs actuellement visibles aux HB et très riches en pollen n'incitent pas à la fauche. En ce moment on peut observer des espèces d’astéracées de couleur jaunes comme la picride, le sénéçon du cap très abondant et très fréquenté par les abeilles, de la roquette, d'autres composées dans une moindre mesure et aussi du trèfle.

 La montagne, rasée de très près pour la deuxième fois en un mois... pourquoi ?

La montagne, rasée de très près pour la deuxième fois en un mois... pourquoi ?

Alors on pratique la gestion différenciée pour améliorer la diversité ou pas ? Pas toute l'année ?

Aujourd'hui 17 octobre les abeilles sont actives comme au printemps, elles auraient apprécié plus de fleurs sur la montagne, rasée de très près pour la deuxième fois en un mois... pourquoi ? Aucune faune ne résiste à ce traitement et pourtant les orthoptères étaient légion par exemple et font partie d’une chaîne alimentaire qui fournit les oiseaux et les autres insectes prédateurs.

.

17 octobre 2013 rentrée massive de pollen de Sénéçon du cap.

17 octobre 2013 rentrée massive de pollen de Sénéçon du cap.

Mais la grande question est de savoir quelles sont les priorités et quelles définitions mettre sur la demande des usagers. Il y a ceux qui font du sport, ceux qui jouent aux boules, les promeneurs, ceux qui viennent jouer avec leurs enfants, ceux qui admirent le travail des jardiniers, ceux qui recherchent du calme en sortant de l’IGR,, les promeneurs de chiens, et ceux qui viennent pour la nature, ceux qui aiment les jardins horticoles et enfin ceux qui aiment le désordre de la nature.

S’il faut faire ce que demande le public, le plus grand nombre, soit les sportifs, alors on aura des terrains de foot en plastique partout. L’urgence c’est de remettre de la biodiversité, de dépolluer l'air par la nature, de refroidir les villes pendant les canicules par l'eau (mares, étangs) et les arbres, de redonner de l’oxygène à la population.

Une loi-cadre sur l'environnement est en préparation fin 2013 avec la création d'une Agence nationale de la biodiversité. Quelles vont être les consignes pour les parcs et jardins ?

Lire la suite

Dasypoda hirtipes : abeille sauvage et solitaire

22 Août 2013 , Rédigé par Dan

Nous avons retrouvé notre abeille des sables, l'abeille à culotte sur les fleurs à capitule jaune. Principalement sur la picride fausse-épervière (Picris hieracioides) qui a pu prendre son essor sur le parc des Hautes Bruyères grâce à la gestion différenciée et à l'abandon des produits phytosanitaires pratiqué sur ces zones du parc.

Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.
Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.
Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.

Pollen et nectar sont récoltés uniquement sur des astéracées, les espèces ligulées en particulier (picrides et chicorées). Attention ses fleurs se referment en début d'après-midi. Photos Dan Failler.

Si la charge de pollen transportée est importante c'est grâce aux grandes brosses situées sur la paire de pattes postérieures.

Alors que le site de nidification est en pleine expansion, parallèlement la floraison des picrides ou de la chicorée sauvage (Cichorium intybus) est à son apogée dans cette deuxième moitié du mois d'août. Le lien entre les deux événements semble évident et nous avons ici une belle démonstration d'un écosystème qui se remet en place quand les tontes de pelouses font la pause estivale.

Quelques définitions pour y voir plus clair, car ce n'est pas simple tout ça !

Abeille solitaire : une espèce qui ne s'organise pas en colonie mais qui parfois se regroupe en bourgade. Pas de reine. En général chaque œuf, puis larve possède ses propres réserves pour passer l'hiver.

Abeille domestique : nous avons une seule espèce Apis melifera (notre abeille) divisée en sous-groupe, Apis melifera carnica pour les Balkans, Apis melifera ligustica pour l'Italie et Apis melifera melifera pour l'abeille noire d’Europe de l'ouest etc. et toutes sortes de croisements entre ces deux races, la plus réputée étant la Buckfast.

On les appelle domestiques car elles sont élevées par l'homme. Qu'en est-il de cette espèce à l'état sauvage ?

Abeille sauvage : toutes les espèces solitaires et sociales sauf Apis mellifera. Ici se rajoutent les bourdons, les guêpes et les frelons organisés en société (reine, ouvrière, mâle).

Lire la suite

Sophora du japon : l'arbre à miel

16 Août 2013 , Rédigé par Dan

C'est parti pour la dernière grande miellée de la saison.

Ce 15 août 2013, les abeilles du rucher des hautes Bruyères sont en pleine activité sur une rangée de Sophora du Japon (Styphnolobium japonicum).

Un arbre de la famille des fabacées qui fournit nectar et pollen d'une manière généreuse mais qui demande une grande patience car les fleurs apparaissent au bout d'une vingtaine d'années seulement. C'est un arbre mellifère de première importance car sa floraison a lieu dans une période creuse question ressources. La fleur est odorante et fournit du nectar en quantité. Les abeilles butinent même les fleurs tombées précocement au sol.

La floraison du sophora est en pleine explosion dans une allée du parc départemental des hautes Bruyères.
La floraison du sophora est en pleine explosion dans une allée du parc départemental des hautes Bruyères.La floraison du sophora est en pleine explosion dans une allée du parc départemental des hautes Bruyères.
La floraison du sophora est en pleine explosion dans une allée du parc départemental des hautes Bruyères.

La floraison du sophora est en pleine explosion dans une allée du parc départemental des hautes Bruyères.

Les colonies les plus faibles du rucher ont été réunies afin de préparer l'hiver. Cette ressource inespérée et le beau temps qui perdure sont une chance pour nos abeilles.

Les réserves de miel pour passer la mauvaise saison seront assurées grâce à cette magnifique rangée d'arbres à miel. La floraison est assez longue et tiendra un bon mois si le temps reste clément.

Lire la suite

Le rucher des Hautes Bruyères

15 Août 2013 , Rédigé par Dan

Une nursery, c'est le terme qui convient le mieux pour définir le rucher du parc des HB.

Pour cette première année, le rucher a accueilli les divisions du printemps ainsi que les essaims récupérés dans les jardins ou même en pleine rue dans la ville du Kremlin Bicêtre.

Nous avons aussi installé deux ruches Warré en plein essor.

Il n'y a donc aucune ruche en production de miel, mais des jeunes essaims en développement.

Pour ce rucher nous avons des projets d'élevages de reines pour l'année 2014. L'objectif étant d'avoir toujours sous la main des jeunes reines sélectionnées issues de nos meilleures ruches pour pallier aux déficiences ou aux accidents sur les autres ruchers. Elever des reines fait maintenant partie des compétences que les apiculteurs se doivent de maîtriser pour effectuer des sélections et obtenir ainsi des colonies adaptées à notre environnement.

La surprise de ce printemps a été le nombre important d'essaims qui circulaient dans la nature. Parmi ceux qui ont rejoint le rucher certains étaient très importants et sont déjà enruchés, d'autres plus faibles au départ se développent grâce à un nourrissage approprié dans les ruchettes Dadant 5 cadres.

Les cours d'élevage auront lieu dans les locaux de l'espace archéologique. Une occasion pour remercier les Services de l'Environnement du 94 pour leur aide.

Les ruches sont disposées pour recevoir l'ombre des noisetiers, aux horaires les plus ensoleillésLes ruches sont disposées pour recevoir l'ombre des noisetiers, aux horaires les plus ensoleillés

Les ruches sont disposées pour recevoir l'ombre des noisetiers, aux horaires les plus ensoleillés

Lire la suite

Le butin du parc

4 Août 2013 , Rédigé par Dan

Les Butineurs rentrent leurs premières hausses.

C'est toujours une fête de découvrir leur état et de rapatrier vers un lieu sûr la récolte du rucher du Parc Départemental du Coteau.

Cinq ruches en production dans ce rucher et un résultat satisfaisant compte tenu du printemps plutôt frais qui avait retardé le butinage.

Pour les adhérents qui possèdent aujourd'hui une belle expérience apicole grâce aux cours du soir et au suivi sur le terrain, ce genre d'excercice est devenu un jeu d'enfant.

Le contrôle des abeilles et la coordination des tâches sont primordiales pour ne pas provoquer l'affolement et les piqûres.

Rendez-vous à la fin du mois pour l'extraction et ensuite la mise en pots.Cette fois sans les abeilles. C'est moins drôle, mais ouvert à tous.

Des cadres bien operculés et des hausses pleines.
Des cadres bien operculés et des hausses pleines.
Des cadres bien operculés et des hausses pleines.

Des cadres bien operculés et des hausses pleines.

Lire la suite

Une abeille des sables : l'abeille à culotte

25 Juillet 2013 , Rédigé par Dan

La richesse biologique du site des Hautes Bruyères n'en finit pas de nous étonner.

Cette fois c'est une abeille sauvage et solitaire qui nous interpelle. Elle vit en bourgade. Des centaine de terriers ont fait leur apparition en cette fin de mois de juillet.(environ 300)

 

Un lecteur nous informe qu'il s'agit d'un hyménoptère du genre Mélittidae ; une sous famille des halictus. Son nom est dasypoda hirtipes, l'abeille à culotte.

 

 

les taches les plus claires sont des monticules de sable déposé à la sortie du nid.

les taches les plus claires sont des monticules de sable déposé à la sortie du nid.

Les brosses à pollen des pattes postérieures sont remarquables. Les plus développés de la sous-famille des mélittinés. Nous somme fin juillet et l'activité semble plus importante que d'habitude.Inlassablement l'insecte remonte du sable qu'il dépose à l'entrée du trou.

Les brosses à pollen des pattes postérieures sont remarquables. Les plus développés de la sous-famille des mélittinés. Nous somme fin juillet et l'activité semble plus importante que d'habitude.Inlassablement l'insecte remonte du sable qu'il dépose à l'entrée du trou.

L'hyménoptère est méfiant et ne se laisse pas observer ni photographier de trop près. Un peu à la manière des grillons des champs il rentre avec précipitation dans le trou. La galerie principale s'enfonce de 20 à 30 cm dans le sol.

L'hyménoptère est méfiant et ne se laisse pas observer ni photographier de trop près. Un peu à la manière des grillons des champs il rentre avec précipitation dans le trou. La galerie principale s'enfonce de 20 à 30 cm dans le sol.

La période de vol se situe de juillet à septembre.Elles affectionnent strictement les habitats sableux, les sols compacts trop riches en limons ou argiles ne lui conviennent pas...Cette espèce ne semble pas menacée au niveau de la France mais sur certains territoires on la voie moins.

La période de vol se situe de juillet à septembre.Elles affectionnent strictement les habitats sableux, les sols compacts trop riches en limons ou argiles ne lui conviennent pas...Cette espèce ne semble pas menacée au niveau de la France mais sur certains territoires on la voie moins.

Notre lecteur inconnu nous dit " Cette espèce est oligolectique sur astéracées liguliflores (souvent jaune mais aussi les Cychorium bleues)". Traduction : elles butinent essentiellement le nectar et le pollen sur les composées (Astéracées). C'est donc une abeille spécialisée sur un type de fleur très précis. Dans notre cas il s'agit davantage de composées avec les fleurs possédant une corolle développée vers l'extérieur du capitule en une languette colorée en jaune ou en bleue.On pense immédiatement aux sénéçons, aux picris (jaune) ou encore à la chicorée sauvage(bleue).Merci à notre informateur nous allons continuer notre enquête avec beaucoup d'intérêt.Désormais nous savons où chercher ! Pour en savoir plus sur les Dasypoda : http://zoologie.umh.ac.be/hymenoptera/page.asp?id=195

Notre lecteur inconnu nous dit " Cette espèce est oligolectique sur astéracées liguliflores (souvent jaune mais aussi les Cychorium bleues)". Traduction : elles butinent essentiellement le nectar et le pollen sur les composées (Astéracées). C'est donc une abeille spécialisée sur un type de fleur très précis. Dans notre cas il s'agit davantage de composées avec les fleurs possédant une corolle développée vers l'extérieur du capitule en une languette colorée en jaune ou en bleue.On pense immédiatement aux sénéçons, aux picris (jaune) ou encore à la chicorée sauvage(bleue).Merci à notre informateur nous allons continuer notre enquête avec beaucoup d'intérêt.Désormais nous savons où chercher ! Pour en savoir plus sur les Dasypoda : http://zoologie.umh.ac.be/hymenoptera/page.asp?id=195

Lire la suite

Ressources et nourrissage aux HB

12 Juillet 2013 , Rédigé par Dan

L'hypolaïs polyglotte est un oiseau migrateur. Durant le printemps nous n'avions pas remarqué sa présence. Il a sans doute été attiré par l'émergence d'une ressource alimentaire générée par la gestion différenciée des parcelles. Mais aussi par les haies denses qui les ferment ce qui procure une protection aux jeunes en nourrissage.

L'hypolaïs polyglotte. Un imature se faisant nourrir par les parents.

L'hypolaïs polyglotte. Un imature se faisant nourrir par les parents.

Le nourrissage du jeune est à bases d'insectes en tout genre. Ici une jeune sauterelle (forme larvaire). En effet les orthoptères font leur apparition dans les parcelles depuis le début de l'été .Ces espaces s'apparentent à des prairies herbeuses. Elles n'ont pas été fauchées depuis le mois de mai. La combinaison herbes hautes, haies denses,et l'absence de piétinement aboutit à la formation d'un véritable écosystème favorable à la diversité.

Jeunes sauterelles vertes de la famille des tettigoniidae et criquet.
Jeunes sauterelles vertes de la famille des tettigoniidae et criquet.

Jeunes sauterelles vertes de la famille des tettigoniidae et criquet.

Un cortège d'orthoptères (sauterelles et criquets) retrouve un espace idéal pour proliférer dans ces hautes herbes. Cette ressource inespérée attire pour le coup des passereaux à la recherche de protéines. Une fauche prématurée aurait des conséquences dommageables sur cet équilibre. Les Butineurs envisagent de réaliser un inventaire orthoptère dans ces parcelles durant l'été pour mieux cerner les taxons qui occupent cet espace. Les sauterelles, criquets et grillons font aussi partie de ces insectes fragiles qui nous renseignent sur la qualité de notre environnement.

Fauvette grisette sur son perchoir au-dessus des haies.

Fauvette grisette sur son perchoir au-dessus des haies.

Pour résumer, à ce stade de la saison, on remarque déjà dans ce site la prédominance de passereaux de la famille des sylvidées. Dans cette famille il y a la sous-famille sylvia avec la fauvette à tête noire, la fauvette grisette, et la fauvette des jardins.

La sous-famille phylloscopus avec le pouillot véloce, le pouillot fitis, l'hypolaïs ictérine et enfin le roitelet huppé.

Cette famille de sylvidée a la caractéristique de vivre dans un biotope de haies denses et d'herbes hautes. Un écosystème à maintenir.

Lire la suite

Le bulletin d'adhésion 2013

13 Juin 2013 , Rédigé par Dan

Comment adhérer ? C'est très simple ! il suffit de télécharger le bulletin d'adhésion 2013 et de l'envoyer au 30 boulevard de la vanne 94230 Cachan avec le montant souhaité. A l'ordre des Butineurs du Val de Bièvre.

Adhésion 2013

Adhésion 2013

Lire la suite
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>